vendredi 26 avril 2019

Est-ce que tu m'as déjà likée ?

🍀 Hey ! Ce dimanche 28/4, 18h30, je raconte mon "histoire à la con" en mots, en musique, en acoustique (chanson française), EN DIRECT DE MA PAGE FACEBOOK Lady Valentine, dans vos écrans (canapé confortable recommandé).

En duo avec Gaëtan Trésignies, un live stream réalisé par l'équipe Alpha And We, au King's Field Studio (Bruxelles) ! C'est mon showcase, mon coming out, ma release party ! 

N'hésitez pas à vous joindre à nous et au choix, à liker, partager, commenter, faire vibrer... la Toile, marquer "je participe" ou "intéressé(e)" à l'event, même si vous n'êtes pas fresh & dispo au moment même... 

Bref, un petit coup de pouce promo / bouche-à-oreille virtuel hyper bienvenu pour me soutenir ! On a bien bossé pour tout donner et en toute gratuité ! L.O.V.E, Lady Valentine 🍀

lundi 22 avril 2019

Du VE-LO à VOLO ! Y.O.L.O, YOVO !

Ma lettre à moi-même : "Du VE-LO à VOLO. Y.O.L.O, YOVO ! L.O.V.E "

Un message qui rayonnera de toute sa lumière sur mon premier album. Probablement une punch line de la dernière chanson de celui-ci, la plus importante à mes yeux, celle que je mets du temps à écrire. Ma chanson sur... Le temps.

Le temps qu'il est bon de me donner pour faire un deuil, me (re)construire, m'assumer, vibrer, travailler sur le sens que je donne à ma vie pour enfin... Vivre (et non survivre), rigoler (et non rire jaune), aimer (et non dépendre affectivement), manger (et non bouffer), etc.

Aujourd'hui, je me suis baignée dans l'eau glacée de la mer, à Ambleteuse. Sous le soleil de midi. Il faisait doux. Après avoir longuement marché sur les cailloux, me rappelant que toute petite déjà, je voulais que mes pieds nus apprennent à être plus forts. J'ai marché, joué, trottiné puis couru dans cette mère nature. Enfin, malgré la basse température, j'ai plongé mon corps et ma tête dans ses bras qui m'ont enveloppée. Tout picotait de partout. Je me suis sentie bien vivante, très vivante et c'était bon. Et là, j'ai adressé ma demande d'ami à mon frère, sous le cloud, face à l'horizon : 

Veux-tu bien être mon ami ?
J'aimerais que tu deviennes une force en moi,
Au lieu de ce couteau dans ma plaie, qui me fait mal et m'empêche de respirer.
De mon côté, je te promets de m'adresser à toi, de te demander de l'aide,
Quand j'aurai des doutes, quand j'aurai peur.
Je ne désire plus avoir peur.
Je te promets de faire de mon mieux pour vivre pleinement.
Je prends le temps, aujourd'hui et jusqu'à l'anniversaire de ta mort, pour me recueillir, 
Pour te parler, pour nous pardonner, pour digérer la colère et tenter de la transformer en joie...
Pas à pas...

Cinq ans que tu es parti.
En ce jour de renaissance, je me suis fait mon petit rituel de passage symbolique.
Déjà, je me sens mieux. Fatiguée, certes, mais un peu plus soulagée. 
Je ressens aujourd'hui que mon chemin est l'expression de moi-même. 
Quand je témoigne de mon histoire, sans filtres, ni tabous, je me porte bien. Très bien, même.

Je t'aime, Olivier, mon frère, 
Arbre de vie, 

Valentine

vendredi 19 avril 2019

Ne pars pas...

Il fait beau. Le soleil brille. Le ciel est bleu. Dégagé de tout nuage. Et dans ma tête, c'est une douce tempête, aujourd'hui. Celle qui nettoie mes maux et libère mon âme. Ce soir est un soir très important et hautement symbolique, pour moi, puisque je publie (enfin) "La Fin du Livre", un clip réalisé par Marion Tremblett. 

Je sens qu'il m'est impératif de sortir ce morceau, qui traine dans mes tiroirs virtuels depuis le tournage du clip, en août 2018. Or, c'est indéniable à mes yeux et à mon coeur, à présent, il y a comme un besoin urgent d'évacuer le poids de ces dernières années, avant d'aller plus loin. 

Jusque ici, j'avais comme des résistances à accepter le passé et aller de l'avant, en profondeur. D'ailleurs, je me soupçonne d'avoir été dans une fuite en avant, ces derniers mois, niant ce qui se tramait en moi. Comment tourner une page si la colère et la culpabilité continuent de grandir à l'intérieur, instantanément ravalés, formant une boule dans la gorge de plus en plus étouffante ? Et ce ventre qui se tord dans un mélange de regrets et remords. Et cette angoisse qui m'empêche de bien respirer. A force de faire et de fuir, je risque de mal finir. Vais-je encore laisser longtemps mon corps subir de la sorte ? Non. Il est temps de comprendre, décoder, réagir et transformer. Je souhaite pouvoir pédaler sans plus de bâtons dans ma roue qui est prête à tourner !

Oui, mon frère parti subitement il y a près de 5 ans, me manque terriblement. Oui, je peux penser à lui sans éprouver cette douleur immense et enfouie. Il s'agit de le vouloir et de rassembler son courage. Sourire à la vie, regarder les étoiles et leur faire des clins de cieux. Oui, ma grand-mère, qui m'a accueillie suite au décès d'Olivier, durant trois ans - pendant lesquels j'ai écrit mon projet -, est en train de perdre la mémoire. Le souvenir de ces moments privilégiés qu'on a passés ensemble s'évapore de son être. Et oui, ça fait très mal. Mais c'est la vie. La mort, c'est la vie. Vais-je m'empêcher de vivre pleinement la mienne, refoulant mes émotions qui m'handicapent chaque jour un peu plus ou vais-je enfin décider de les exprimer, de les écrire, de les crier, de les pleurer, afin d'espérer me tirer d'affaire, plus sereine, au fil de l'eau de ce fleuve non tranquille qui coule sous les ponts ?

J'ai une pensée toute particulière pour toi, mon ami auteur et parolier William Larqué, à l'instant où j'écris ces mots. Toi qui m'accompagnes dans le processus du deuil et de création depuis notre rencontre, à Astaffort, en 2016. Tu étais présent lors du tournage de ce clip et je t'en remercie très fort. Merci à toi, Marion Tremblett, pour ta franchise, ta bienveillance et pour le montage final, avec ces petites imperfections qui donnent à la vie toute sa saveur. Maxime Simon et Nico D'Avell, merci pour votre touche créative qui enrobe mes mots et porte mes mélodies. Votre patience, votre écoute à mon égard, durant ce long travail, me vont droit au coeur. Une pensée pour toi, Manon Lindebringhs qui a fait de ton mieux pour masquer ce grain de peau qui trahit la lourdeur de mes émotions sur mon visage, sous la lumière blanche et blafarde. Merci à l'homme qui court alias Ted Jngl, dans les rues de la ville de Lyon. Et puis je te dédie cette chanson, Sêminvo. Toi qui es à mes côtés au-delà des nombreux kilomètres qui nous séparent. Je te remercie enfin toi qui as l'âme d'un ange-loup, Caroline. Toi qui marches avec moi depuis peu sur ce chemin difficile et fascinant à la fois. Vive ton agréable compagnie, nos échanges qui me grandissent et tout le reste à venir. 

"La Fin du Livre" est un titre à double sens. C'est le récit de l'incompréhension, la colère et la culpabilité liées à la perte d'une personne chère ou la mort lente de l'ivresse de vivre - personnifiée et tutoyée dans la chanson - dans une existence où l'on court après le temps qui court.

Adieu, Olivier, je te laisse partir, et ce, pour mieux me retrouver. Chère grand-mère, ne pars pas, ne pars pas, ne pars pas...

L.O.V.E, 

Lady Valentine

jeudi 23 août 2018

Fesses au dehors !

Hey hey hey ! 

Comment allez-vous ? Cela faisait un petit temps que je n'avais plus donné de nouvelles musicales... Et pourtant, ça bouge bien sur Lady Valentine Land !

En juillet, je me suis inscrite à un stage de danse africaine à l'AKDT de Neufchâteau. A la dernière minute, j'apprends que je vais y retrouver mon acolyte Saint-Maurice, le rappeur béninois qui m'a baptisée Lady Valentine en décembre 2016. Toute contente, trois jours avant, je lui envoie une petite vidéo piano-voix du refrain de 'Gogo Gnité', un de ses titres pour lequel j'avais eu un coup de coeur à l'époque.

Maurice la partage dans un groupe WhatsApp et bam... Buzz ! En quelques heures, la vidéo de 'la belge qui chante en fon' (ou fongbe, langue maternelle de Maurice) devient virale au Bénin. Durant le stage, on décide alors de saisir la balle au bond : on enregistre la maquette du titre et on tourne en quelques heures le clip à Neufchâteau, profitant de l'opportunité rare d'être ensemble.

Pure coïncidence, alors que Maurice reste en Belgique pour d'autres stages, je dois me rendre au Bénin pour une résidence d'écriture de chansons pour enfants organisée par l'ASBL Mandji, avec des artistes béninois (voir photo). Mon voyage prend une tournure particulière : concerts, apparitions et télévisions, auprès des Béninois désireux d'entendre la 'Belge qui chante en fon' ou 'la dame à la renverse'.

Dès mon retour de Cotonou, le 6 août, je me démène avec mon équipe en Belgique pour peaufiner le single, son clip et la charte graphique, afin d'en assurer la sortie officielle sur les plateformes et réseaux, le 20 août prochain. Are you ready ? L.O.V.E, Lady Valentine

Gogo Gnité

La première chanson du duo belgo-béninois invite à se détacher de l'attitude vestimentaire qui consiste à se promener « les fesses à l’air » (titre de la chanson en fon) et invite à retrouver un peu de dignité en remontant son pantalon vit’fait !

Lady Valentine + Saint Maurice, c’est la fusion de deux univers, deux styles où le rap et le flow de Maurice se mêlent aux mélodies et au chant de Valentine. Leurs mots se répondent, dans les deux langues, le fon -que Maurice apprend à Valentine-, et le français. Leur show dynamique et contrasté, réunit des titres de leur répertoire respectif, revisités pour le duo.

dimanche 20 mai 2018

Mélanie


Le point final de mon blog - ou les mémoires de mon introspection sur ces quatre dernières années - c'est le grain de beauté dans mon nombril, dont j'ai fait un pénible mais joli tour. Enfin, je peux me tourner vers l'autre, vers le monde, l'observer, l'écouter, le découvrir et sortir de ce "presqu'orifice" qu'est "le centre du moi"... La malédiction de l'artiste maudite ou incomprise ? Merci, non, pas dans cette vie... : cette tache de renaissance au milieu de mon ventre ne se transformera pas en mélanome, car je n'ai plus besoin de réchauffer mes maux au soleil. Mon moteur pour faire de la musique n'est plus cet infini besoin de reconnaissance - puisque je me reconnais - aussi grand que l'était mon manque affectif, mais bien ce désir de "chanter au monde entier - mais surtout à qui veut l'entendre -, quelles que soient l'heure et l'humeur, que dormir la nuit, cueillir le jour, rêver encore et vivre dans l'amour ne relèvent pas de la mission impossible".

Ma démarche ? Mettre des mots sur des émotions et ressentis, refoulés ou enfouis. Me reconnecter à moi-même pour mieux me connecter aux autres. Concrétiser mes idées, mes pensées en un véritable projet artistique, porté à bout de bras, pour sortir de l’imaginaire et m’ancrer dans la réalité. Aller à ma rencontre et dépasser les schémas sociaux emprisonnants, empoisonnants. Ne pas me contenter de survivre, mais (ré)apprendre à vivre, à marcher, sans courir. Suivre mon rythme, ma vision et mes intuitions, avec une saine confiance en moi. Mettre fin à l’errance et l’égarement, loin de mon chemin. M’accepter sans complexe, dans toute ma fragilité et mon humanité de femme, avec mon âme d’enfant.

De l’importance de chanter de ma voix propre. Ma racine vocale et mes mots sont le témoin de mon MOI, si difficile à trouver dans l'adversité, les méandres médiatiques et influences néfastes. Mais je n'avais pas le choix. Cette quête identitaire quasi obsessionnelle était une question de vie ou de mort (psychique) pour prendre ma place en tant que femme en société, dans un système duquel j'avais complètement décroché et dans lequel je me réinsère, pas à pas, armée comme jamais auparavant. Ecrire pour exister, condition non négociable pour devenir une vraie citoyenne du monde. La poésie, l’humour, les couleurs, la musique légère sont mes outils pour faire face à la réalité parfois trop sombre et trop lourde, où la souffrance est inhérente à la condition humaine. Un profond mal-être, le burn out, la dépression, le deuil, tant d’épreuves, d’obstacles, de maux d'époque à surmonter, pour raviver ma flamme intérieure. 

Il m’a fallu trouver le courage d’écrire, faire sauter les barrières, les cuirasses, bloquages et autres verrous, avant d’assumer mes mots dans ma langue maternelle. Baignée dans la chanson française – de Barbara à Charles Aznavour, en passant par Michel Berger et j’en passe - depuis le plus jeune âge, via mon père, il m'est apparu évident et nécessaire d’opérer un retour aux sources, après des années de reprises et compositions en anglais. 

Ce besoin d’auto-expression urgent voire extrême et cette forte attirance pour la scène évoluent en un processus plus serein qui relève dorénavant du désir gratuit, s'incarnant petit à petit dans tout mon corps, mon être, via ma musique, mes mots, mon énergie et ma gestuelle. Mes chansons composées au piano, mettent la voix et les textes au premier plan, portés par les mélodies sur des nuances électro, tantôt froides, tantôt chaleureuses. Du travail, du retravail, de la réflexion, de multiples remises en questions avant de pouvoir présenter mes titres comme ils existent aujourd’hui, synthèse de ce voyage dans les abysses de mon âme, guidée par mon coeur.

Le premier EP 'Scoop' est la mise en forme de tout le noir, toute la négativité et la mélancolie qui coulaient dans mes trop petites veines. Un passage obligé qui me permet enfin de regarder la vie en fa(r)ce et en couleurs, sans lunettes et avec des yeux définitivement clairvoyants. Mon écriture est cathartique et thérapeutique, à travers un choix de mots qui vont droit au but et symbolisent mes idées qui partaient, encore il y a peu, dans tous les sens et en arborescence. Au fur et à mesure de leur meilleure utilisation (en corrélation directe avec la conscientisation progressive), les mots traduisent une structure de pensée de moins en moins bordélique avec le temps et le travail acharné, facilitant ma communication interne et externe : je me suis, je peux suivre l'autre et on me suit. Ouf ! 

A présent, la musique et le nouvel équilibre qui en découle, remplace les médicaments pour calmer mes humeurs et bouffées délirantes, de moins en moins spectaculaires, à mesure que je m’épanouis. Bye bye à la fille qu'on disait bipolaire / hypersensible / maniaco-dépressive. Et bonjour à Valentine, la passionnée de musique dans un monde qui ne valorise que trop peu l'art comme métier. Celui qui tisse le lien entre moi et mon environnement.

Mes chansons, mon live sont un témoignage de ce chemin jamais fini depuis mon vide identitaire - et la dépendance ultime liée à l’enfance et ses peurs - vers la lumière, l’éveil de conscience, le bonheur, via la recherche d’autonomie, tant affective que fonctionnelle, propre à l’adulte qui travaille quotidiennement à se porter bien lui-même, en recherche constante d'équilibre. Une tranche de vie en musique que je partage désormais en public. 

De nombreuses rencontres magnifiques, dans cette aventure, avec des auteurs, des musiciens, des compositeurs ou producteurs tels que Ben Bruyninx, Iza Loris, William Larqué, Maxime Simon, Konoba, Nathan Teicher, Nico D’Avell et bien d’autres, nourrissent mon envie de créer davantage et d’avancer sur cette voie qui s’ouvre et qui est mienne… 

L.O.V.E, 

Lady Valentine sur scène, Mélanie dans ma tête et Valentine dans la vie.

Mélanie

Dans mon nombril
Un grain d’une grande beauté
Aussi fragile qu’un voilier
En pleine mer agitée

J’avais si froid au cœur
J’étais si mal dans ma peau
Qu’au moindre rayon de soleil
Je réchauffais mes maux

Le mélanome de Mélanie
Ce grain de beauté incompris
Mélomane et mégalo
Une drôle de dame
A fleur de peau

Je n'arrivais pas à parler
Juste à pleurer, à crier
Du Xanax au Lexomil
Pour me maintenir tranquille

Un voyage en profondeur
Neutralisa la menace
De l'espoir, je vis la lueur
Et remontai à la surface

Le mélanome de Mélanie
Ce grain de beauté incompris
Mélomane et mégalo
Son mélodrame
Voulait sa peau

Sans perdre une seconde
Je partis faire le tour du monde
De grains de blé en grains de sable
A rédiger mes propres fables

Un nouveau grain de beauté
Pointa le bout de son nez
Je regardai bien au-delà
Et me mis à rire aux éclats

Le mélanome de Mélanie
Ce grain de beauté bien compris
Mélomane et mégalo
Son mélodrame
Changea de peau

Au métronome, Mélanie
Posa son grain de voix sur ses récits
Mélomane et mégalo
La drôle de dame est belle et bien dans sa peau

mardi 10 avril 2018

SCOOP : j'ai perdu les eaux !

Docteur, docteur, j'ai perdu les eaux, mais pas mes mots... Ca y est, le bébé arriiiiive ! Ha non, pas encore ? Quoi, le 26 avril, seulement ? Dans quiiiiiinze jours ? Ha non, docteur. Demain, que vous le vouliez ou non, je donne une première vie à mon choupinet...

Oui, demain, mon bébé sera délivré en pré-écoute à mes quelques 500 contacts presse, via des adresses e-mail récoltées de-ci de-là, comme je pouvais, pour le jour où il serait enfin prêt à ouvrir sa p'tite gueule. Hahaaaaa, ce jour est enfin arrivé...

L'excitation est à son comble. Mais je n'ai pas d'attente. Du moins, j'essaye de ne pas en avoir. Si personne ne veut entendre mon bébé qui a tant de choses qu'il aimerait partager, eh bien tant pis. J'ai l'intuition qu'il se débrouillera pour ouvrir plus grand la gueule, encore, jusqu'à ce qu'on lui ait tendu l'oreille, à juste titre... de chanson. Il trouvera un moyen, je lui fais confiance. Et puis, entendu ou pas, il se sera exprimé. Et dieu sait que ça n'a pas de prix, docteur.

Allez, en avant, je pouuuuuuuusse, je respiiiiire, je pousse, ffff ffff. Comment je l'ai fait, ce bébé ? Toute seule ! Mais une fois sorti, il ne m'appartient plus, sachez-le bien, docteur. Une fois délivré, le colis fait son nid. On ne sait pas où, ni si ça passera comme une lettre à la poste ou pas.

Mon bébé ne parle pas, il chante. Quoiqu'à la base, il hurle, plutôt. Mais ça y est, il a appris à chanter. Comme les oiseaux. Je l'entends depuis longtemps déjà, mais là, ce sera différent, il chantera à voix haute, pas seulement dans mon ventre ou dans sa tête. Et ce, pour qui voudra l'écouter.

Une voix posée, audible et intelligible, dans un français correct, simple. Oui, oui. Je l'ai programmé ainsi, mon bébé. Il va droit au but et dit les choses comme elles sont. Les images, les métaphores, tout ça, pas trop son truc. C'est ça le futur, euh, le présent. Tu programmes ton bébé. Tu peux même le dupliquer. Je ferai le mien en mille exemplaires, vous savez... Mais pour l'heure... il sera d'abord digital. L'hôpital de sa naissance, c'est la toile. C'est un citoyen du monde, de l'univers, de la galaxie, même.

Mais sa sortie officielle - histoire que je puisse l'annoncer aux quelques personnes qui me suivent sur les réseaux -, c'est le 26 avril, c'est ça, docteur ? Ha ! Rien de prévu à l'agenda pour une fois... Pas même un concert. Un jeudi. Ok. D'accord. Parfait. Comme ça, je peux lui donner toute l'attention dont il a besoin au moment de sa venue dans le nouveau monde. 

Je viens de googler le 26 avril sur internet. C'est drôle, docteur. Saviez-vous que le 26 avril est une date particulière pour la Belgique ?

En effet, le 26-04-1978 : le Manneken-Pis de Bruxelles a disparu. Il sera rendu le lendemain. Et cet événement, ça fera tout pile 40 ans que ça s'est produit ! Si c'est pas un joli Scoop à raconter... bien de chez moi, en plus. 

Comment je vais l'appeler, l'bébé ? C'est ça vot' question, doc ? C'est la mode des prénoms bizarres. Vu que mon bébé est bizarre, je vais l'appeler d'un prénom tout aussi bizarre qui lui donnera une intention unique, particulière et ce, pour sa vie entière... Mon premier bébé s'appellera... SCOOP ! Bah quoi, t'aimes pas ce prénom, docteur ?

5 lettres, comme les 5 doigts de la main, les 5 branches de l'étoile, les 5 membres de ma famille, le V en chiffre romain. Et puis, dans ce prénom, si tu renverses un peu les lettres, tu trouves "poo" et "oops" ou encore "cop" ou "scoop du monde" ou "coop". Intéressant, non ? 

Bon, Oops I did it again, on connait. Cop, scoop du monde et coop, ça me fait penser que mon petit Scoop se sent parfois l'âme d'un justicier coopératif à souhait et à échelle mondiale, si possible... et puis, POO, c'est celui que je préfère... Sur wiki, voilà ce qu'on en dit : 

La programmation orientée objet (POO), ou programmation par objet, est un paradigme de programmation informatique élaboré par les Norvégiens Ole-Johan Dahl et Kristen Nygaard au début des années 1960 et poursuivi par les travaux de l'Américain Alan Kay dans les années 1970. Il consiste en la définition et l'interaction de briques logicielles appelées objets ; un objet représente un concept, une idée ou toute entité du monde physique, comme une voiture, une personne ou encore une page d'un livre. Il possède une structure interne et un comportement, et il sait interagir avec ses pairs. Il s'agit donc de représenter ces objets et leurs relations ; l'interaction entre les objets via leurs relations permet de concevoir et réaliser les fonctionnalités attendues, de mieux résoudre le ou les problèmes. Dès lors, l'étape de modélisation revêt une importance majeure et nécessaire pour la POO. C'est elle qui permet de transcrire les éléments du réel sous forme virtuelle.

Avec mes maux, je dirais que SCOOP est une femme objet mais surtout une femme-enfant. Elle doit puer d'une certaine façon, parce qu'elle en fait fuir plus d'un. Elle est virtuelle et réelle à la fois. Avec sa structure interne et un comportement propre. SCOOP, c'est un peu comme le 5ème élément, une sorte d'OVNI d'apparence normale, qui sait interagir avec ses pairs. SCOOP cherche à mieux résoudre les problèmes, à sa manière.

Oui, voilà. Ca, c'est Scoop tout craché. Du buzz, du buzz, du buzz l'éclair. Un éclair en chocolat. De la merde pour la santé, oui, ce chocolat. C'est bon par où ça passe, quand ça passe et puis c'est bon quand c'est sorti, aussi. Tu vois où je veux en venir, docteur ? Je vais pas m'la jouer crade, ici, j'essaye comme je peux de rester poétique, tout de même. On est sur un blog, ça se soigne, l'écriture blog.

Et en mode parodie, Sco-o-o-o-o-p, ça fait.. "Cou-ou-ou-ouque, cou-ou-ou-ouque, cou-ou-ou-ou-ouque, du beurre, du beurre, cou-ou-ou-ouque". Une viennoiserie bien de chez nous, encore. Mais c'te blague-là, docteur, vous la comprendrez mieux quand vous l'entendrez, mon Scoop à moi.

J-15 ;)

vendredi 10 novembre 2017

Red Bull

Yeeeeees !

Après une rencontre à la fois belle et difficile, pleine d'amour et d'amitié, j'ai enfin mis en mots ce que je ressens comme de la colère... Sans crier, sans hurler, cette fois ! Grosse étape ! Le fruit en est un rap qui s'appelle "Red Bull", avec des phrases où je ne mets pas de barrières, je lâche les vannes, c'est direct, c'est explicite, c'est clair, c'est trash, sans être vulgaire ni grossière, parce que cela ne me ressemble guère. 

J'ai l'impression que je touche enfin au lâcher prise nécessaire à la découverte de mon écriture-racine, laquelle me mènera peu à peu à celle de ma racine vocale (puisque le psychique et la voix sont comme cul et chemise, intrinsèquement liés, on en reparlera, peut-être de vive voix ! Hallelujah !).

Peu importe l'anecdote derrière ce texte Red Bull/rouge bulle (je remercie d'ailleurs du fond du coeur la personne avec qui j'ai pu la vivre, car elle m'a accompagnée avec une bienveillance très rare - ce mec est décidément très fort). Car ce n'est finalement qu'un prétexte à l'expression d'un état aussi profond, mystérieux, énigmatique que la colère, ce sorcier/cette sorcière en moi, en nous, qui vaut  grandement la rencontre. Ce qui compte, c'est que je pense l'avoir extériorisée de façon plus aiguisée et maitrisée que jamais auparavant. Ma conscience continue de s'éveiller, au fur et à mesure que les mots se déposent, ici et dans mes chansons. Et c'est fort, douloureux et beau, en même temps.

Je vous assure... depuis le temps que je cherche un moyen de libérer cette part de moi, comme elle est, sans la déguiser, sans que cela ne fasse aucun mal (bien au contraire, la catharsis opère). Depuis le temps que je cherche à l'appréhender via ce canal qu'est l'écriture qui n'a pas peur des mots, des maux, de mes mots, plutôt que de laisser cette colère anéantir mes terres fertiles, tel un ouragan dans mon quotidien. Ouf ! Jusqu'ici, mes chansons de colère étaient allégées-avec-sucre-ajouté. Mais là, non, c'est fini la "candeur-elle". Boum ! CE QUE CA FAIT DU BIEN, PU**** ! HAAAAAA (cri sur papier).

*Note : milestone psychique : vais-je enfin pouvoir me guérir de mon addiction au sucre, lié au besoin affectif ? A observer de très près...

Pour mon one woman show (2020, haha, si je respecte mon poème qui me guide, ma visualisation créatrice*), il me semble que j'ai assez de matière à travers mes quelques vingt chansons et histoires, pour dépeindre le panel d'émotions qu'il m'a été amené de découvrir, reconnaitre, apprendre à gérer jusqu'ici, pour vivre mieux, au mieux et de mon mieux ma vie, jusqu'à ce que la mort me sépare d'elle.

D'ici l'écriture du spectacle, voici le programme : tout en rédigeant mon premier livre, en 2018, je sors l'acte 1 : une dizaine de chansons, sur les réseaux, avec ou sans clip, qui représenteront les émotions froides et bleues, le "ça ne va pas, je suis au fond du trou" ou la phase de crise. En 2019, je sors l'acte 2, re-une dizaine de chansons qui représenteront les émotions chaudes et rouges, le "ça ne va toujours pas, mais je pédale pour que ça aille mieux", la transition vers le nouvel équilibre. 

L'acte 3, le "ça va, avec les hauts et les bas" ou l'équilibre : peut-être qu'il sera écrit pour le spectacle, peut-être qu'il fera l'objet d'un autre projet artistique, peut-être qu'il ne s'écrira pas... Que je serai partie avant... Qui sait ? En effet, dans ma vision des choses, pour être entière, il me reste à vivre, à expérimenter puis tenter d'écrire l'Amour inconditionnel de soi et de l'autre, de Soi avec l'Autre, dans le désir gratuit, l'échange et l'équilibre... Cet état de grâce, ce nirvana, cet Everest si difficile à grimper.... dans toutes les relations humaines. Vivrai-je ne fut-ce qu'un bout de cette aventure-là ? L'aventure parmi les aventures ? Cette chanson fera-t-elle partie du spectacle ? Ou s'écrira-t-elle sans les mots, une fois que le spectacle aura foulé les planches (le poids de la mission d'écriture de ce premier projet artistique n'étant plus sur mes petites épaules qui aspirent à la légèreté, peut-être serai-je plus à même de vivre la grande aventure ?) Ou est-ce que finalement, cet acte-là n'est-il pas celui qui s'écrit au jour le jour, dans l'instant présent de chaque instant présent, puisque c'est le chemin qui compte et non la destination, comme disait l'autre ?

A méditer...

* Poème-guide/visualisation créatrice : 

2012, je marque la fin d'un monde de bouse
2013, je vous baise
2014, je divorce
2015, je m'assume 'zinz
2016, je baise
2017, je fais la fête (dans ma tête)
2018, je sors un hit (tête de bite)
2019, je surfe (crâne d'oeuf)
2020, je suis enceinte (de mon spectacle au goût d'absinthe)

L'O de Vie
L.O.V.e
L'ode à la vie
L'Olivier

Note pour moi-même (comme tout le reste) : ... dans une tasse, au bar de la Paix, deux colombes, au lendemain de son anniversaire à elle (avec qui je suis en pensées), le jour du 99ème anniversaire de L'Armistice. 

CQFSD : ce qu'il me ferait sens de démontrer (pour exister)... Y a plus qu'à... Travailler !